Un peu d’histoire!

Ce sont les Amérindiens en premier qui ont transformé l’eau d’érable en sirop!

Tous les printemps, se servant de leurs tomahawks, ils entaillaient un v dans l’écorce des érables. Ils fixaient au bas de ces entailles un morceau de bois permettant à l’eau d’érable de couler dans un contenant en écorce de bouleau. Afin d’obtenir du sirop d’érable, ils faisaient bouillir l’eau d’érable dans un chaudron d’argile en ajoutant des pierres rougies au feu. Les pierres refroidies étaient fréquemment remplacées par des pierres brûlantes, jusqu’à l’obtention d’un bon sirop. Les colons français ont été les premiers blancs d’Amérique à connaitre la technique amérindienne d’entaillage des érables.

En observant les Amérindiens, les colons ont amélioré la méthode pour récolter l’eau d’érable. Au lieu d’entailler le tronc de l’érable, ils y perçaient des trous dans lesquels ils inséraient un bec en bois. L’eau d’érable coulait dans un seau fixé à l’arbre. Cette eau était ensuite bouillie dans de gros chaudrons de fer afin d’être transformée en succulent sirop d’érable! D’ailleurs, les Amérindiens ont remplacé leurs contenants d’argile par des chaudrons en fer forgé apportés par les colons français pour obtenir du sirop.

Une grande partie du sirop d’érable était transformé, à cette époque, en sucre d’érable. En fait, le sucre d’érable qu’on appelait «le sucre du pays» a été durant le 17e, 18e ainsi qu’une bonne partie du 19e siècle, la source de sucre la plus populaire et la moins dispendieuse au Québec.